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dimanche 5 octobre 2014

Le Cycle d'Alamänder, tome 4 : Le YArkhanie

Auteur : Alexis Flamand
Illustration par Alexandre Dainche !
L'Homme sans Nom
367 pages
19,90€

Partez pour Alamänder. Vous n'en reviendrez pas.
Suite à leurs mésaventures à bord du Locust, nos héros arrivent à YArkhan, où Jon se voit confier l'affaire criminelle la plus difficile de sa carrière. Il aura besoin de toute son énergie et de l'aide de ses alliés pour vaincre des criminels de génie et contrer les nombreuses menaces qui guettent la capitale de la magie : intrigues humaines et divines, coups de théâtre, trahisons et évasion rocambolesque, sans oublier l'arrivée du sinistre Lan Maek et celle du Champ qui compte bien profiter du chaos naissant. Les enjeux du cycle accèdent à une autre dimension avec le tome 4 d'Alamänder, qui ouvre de nouveaux horizons, bouleverse les perspectives et multiplie les révélations fracassantes. Si vous êtes venus à bout des tomes précédents, réfléchissez à deux fois avant d'exposer votre encéphale à celui-ci. Ne dites pas que nous ne vous avons pas prévenu.


vendredi 19 septembre 2014

Iluvendan, tome 1 : Rencontre avec Gaeria


Auteurs : Nicolas Debandt et Marc-Antoine Fardin
L'Homme sans Nom
418 pages
19,90€

Iluvendan. Une cité où la magie et la technologie se côtoient et s’entremêlent. Le Iolthän, étrange cristal noir, source d’énergie mystérieuse, assure la prospérité de la cité, fait voler ses aéronefs, offre le confort à ses habitants. Trois adolescents, les jumeaux Feäsil et Klaod et la séduisante Imenel, vont enfin pouvoir découvrir cette cité, car c’est là qu’ils mèneront leurs études. Les heures de cours, les rencontres avec les enseignants, les doutes personnels, cela aurait déjà de quoi largement remplir les journées : mais voilà qu’ils découvrent des rumeurs parlant d’une pénurie de Iolthän, d’une guerre imminente face au pays voisin ! Et comment résister à l’appel de l’aventure lorsqu’on est jeune ? Les trois héros vont décider d’enquêter.

Manipulés par certains, aidés par d’autres, ils devront faire face à des forces qui les dépassent, mais feront tout pour faire éclater la vérité !







Mon avis :

Ma critique arrive bien tard, il est vrai, sachant que j'ai lu le premier tome d'Iluvendan en LC avec ma coupine Bouchon... Il y a quelques semaines maintenant ! Le temps ne m'a pas vraiment aidé à trouver comment j'allais tourner cette critique, sachant que même en ayant passé un moment somme toute assez agréable, j'ai tout de même été un peu déçue de ma lecture.

Pas déçue dans un sens trop négatif non plus. Disons que le premier tome d'Iluvendan m'a surprise. Je m'attendais à un univers à la fois fantasy et steampunk, l'auteur lui-même décrivant le roman comme fantasy aux accents steampunk, et je me suis retrouvée face à un roman fantasy plutôt jeunesse où le steampunk est finalement très peu présent. Déjà, je ne m'attendais pas du tout au côté jeunesse, je ne sais pas pourquoi mais j'avais imaginé que l'Homme sans Nom se focalisait sur de la SFFF adulte. Alors que ce n'est nullement précisé, mais je le souligne pour ceux qui comme moi avaient cette idée en tête, sans raison.

Au début du roman, on découvre donc une ville qui fonctionne essentiellement grâce au Lolthan, un cristal noir qui permet toutes sortes de prouesses et qui est la source d'énergie première et presque exclusive d'Iluvendan. La ville ainsi présentée au début du roman explique le pourquoi de la qualification steampunk, même si cela finit par passer au second plan. Ainsi, si vous souhaitez lire un roman purement steampunk, Rencontre avec Gaeria n'est peut être pas le roman idéal. En revanche, si une saga de fantasy jeunesse aux accents steampunk non prédominants vous tente, c'est probablement le moment de vous lancer !

Il serait temps de passer à l'histoire, maintenant que ces quelques petits points ont été éclaircis ! Elle est donc principalement portée par trois héros : Feäsil et Klaod, qui sont jumeaux, et Imenel, leur amie de toujours. On découvre avec eux Iluvendan, capitale dans laquelle ils s'apprêtent à passer des examens qui, s'ils parviennent à valider une des matières, leur ouvriront les portes d'une des cinq castes d'élite : l’Académie, les Druides, les Ingénieurs, les Acrombres et les Graveurs. Chacun des trois héros a ses propres ambitions et les trois inséparables vont bientôt devoir emprunter des chemins différents...

Parallèlement, ils découvrent que les réserves de Lolthan, matériau indispensable à la bonne marche du pays et accessoirement principal outil des Graveurs (lesquels utilisent sa magie) s'amenuisent dangereusement. Débrouillards et curieux, les trois héros décident d'enquêter. Ils seront alors bien malgré eux embarqués dans une aventure qui les dépasse...

Passée la surprise de me retrouver avec un roman jeunesse entre les mains, j'ai pu pleinement apprécier l'intrigue. Sans trop vous en révéler, j'ai beaucoup aimé tout ce qui touchait au Lolthan, que ce soit la technologie ou la magie des Graveurs. Ce dernier point m'a tout particulièrement plu et j'ai trouvé cette forme de magie très originale et bien exploitée. En revanche, j'ai un peu été déçue par la caste des Acrombres. Disons que les Acrombres, et pas seulement à cause de leur nom, m'ont clairement fait penser aux Marchombres de Pierre Bottero. Malheureusement, ce dernier a mis la barre un peu trop haut et les Acrombres m'ont semblé bien fades en comparaison

J'ai aussi eu un peu de mal à m'attacher aux trois personnages principaux, aux caractères un peu trop lisses à mon gout. Très vite, on réalise qu'Imenel est un peu plus sensible au charme de l'un des frères et très sincèrement, je n'ai pas vraiment compris pourquoi, tant les jumeaux ont un caractère similaire. C'est un point qui m'a un peu dérangée, moi qui suis très attachée à la psychologie des personnages. J'ai besoin d'avoir face à moi des héros nuancés et les trois personnages principaux de Rencontre avec Gaeria m'ont semblé un peu trop manichéens et parfois peu crédibles. Mais je pense pouvoir espérer que les héros auront muris dans le second tome et que ce point sera amélioré.

Il est d'ailleurs évident que le roman dans son ensemble s'améliore au fur et à mesure que l'on s'approche de la fin, laquelle m'a donné très envie d'avoir la suite entre les mains au plus vite. Ce tome doit assumer le rôle de tome d'introduction tout en avançant clairement dans l'intrigue, et pour cause : s'il est le premier tome de la saga, il en est aussi l'avant dernier ! J'ai lu peu de diptyques, et je dois même avouer que si je devais vous en citer un, là, tout de suite, je sécherais complétement. Mais, sans avoir lu le second tome pour l'instant, je trouve que la présentation de l'univers, de la ville, des castes, des personnages secondaires ainsi que l'intrigue, l'avancée de l'histoire et l'action ont été bien dosés, avec une accélération très appréciable sur la fin

Ce premier tome d'Iluvendan est donc un roman jeunesse teinté de steampunk bien sympathique, avec quelques petits défauts qui m'ont un peu dérangée et qui m'ont fait manquer d'empathie envers les personnages principaux. Les dernières pages m'ont cependant donné très envie de découvrir la suite et fin de la saga, qui je pense sera plus mature et un peu plus sombre... Et c'est pour bientôt, très bientôt !


vendredi 1 août 2014

La Dernière Terre, tome 2 : Des Certitudes


Auteur : Magali Villeneuve (Co-scénariste : Alexandre Dainche)
Illustration de Alexandre Dainche !
L'Homme sans Nom
470 pages
21,90€ 

Dans les Cinq Territoires, les saisons débutent un autre cycle et à nouveau, la Grande Relève en marquera l’amorce. Renvoyé vers son pays d’origine, Cahir, rongé par l’amertume et hanté par ses souvenirs, tente de retrouver sa place parmi les siens. Tandis que, dans la cité-capitale, l’on a préféré effacer toute trace du drame pour mieux l’oublier, certaines culpabilités, quoique silencieuses encore, commencent à peser lourd.

Derrière les murs inébranlables de la tour du Nolath, l’Igilh reçoit un message glaçant en provenance des Plaines de Tilh. Il lui faut prendre une réelle décision. De celles qui, dépendantes d’un seul homme, peuvent déterminer pourtant le devenir de chacun.

mercredi 23 juillet 2014

Interview : Magali Villeneuve et Alexandre Dainche !

C'est un article un peu particulier que je vous propose aujourd'hui ! En effet, nos très chers Magali Villeneuve et Alexandre Dainche, auteurs de La Dernière Terre et illustrateurs de talent, ont accepté de répondre à quelques questions sur leur saga ainsi que sur leur travail. Pour tout vous dire, l'idée elle-même vient d'eux, et j'en profite pour les remercier une fois de plus pour leur gentillesse et leur confiance. Mag, Nalex, vous êtes les meilleurs !

En espérant avoir posé les bonnes questions, je vous laisse à présent découvrir l'interview. Que vous attendiez désespérément le troisième tome ou que vous découvriez la saga, je vous souhaite à tous une bonne lecture, et bonne chance ! 


vendredi 11 juillet 2014

La Dernière Terre, Tome 1 : L'enfant Merehdian



Auteur : Magali Villeneuve
Alexandre Dainche coauteur et illustrateur !
L'Homme sans Nom
480 pages
21,90€

Un monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles.
Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre.
Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux mœurs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires des Basses-Terres.
Au fil de ces jours paisibles, s’il advenait un événement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l’existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ?

jeudi 10 juillet 2014

Le Songe d'Adam


Auteur : Sébastien Peguin
Illustration de Magali Villeneuve !
L'Homme sans Nom
394 pages
19,90€

Allemagne, Forêt-Noire, de nos jours. C’est dans ce cadre magnifique que s’installent Hugo, chercheur dans le domaine des lettres, et sa fille Morgane, inventive adolescente. Mais la Forêt-Noire est également le cadre de légendes ancestrales, dont certaines seraient peut-être bien plus que de simples légendes…

Et lorsque Morgane commence à percevoir des choses qui ne devraient pas exister et que les fantômes du passé du père et de la fille semblent devenir plus que des souvenirs, l’horreur surgira, et les disparitions au cœur des bois trouveront une explication que l’esprit humain ne peut concevoir…











Mon avis :

Le Songe d'Adam est un roman très particulier et à mes yeux très original, ayant perdu l'habitude de lire de la littérature horrifique depuis... Les Chair de Poule ? C'est donc un roman horrifique et angoissant très prenant, qui mêle parfaitement suspens et gore. Je l'ai lu d'une traite et je n'ai pas pu le lâcher avant de l'avoir terminé, même si j'ai dû pour ça sacrifier quelques heures de ma nuit. L'atmosphère angoissante est très bien gérée et l'intrigue très intéressante, tout comme les nombreuses théories et légendes abordées dans le roman. Mais si j'ai été conquise par l'ambiance et l’histoire, je n'ai en revanche pas ressenti la moindre empathie pour les personnages, auxquels je ne me suis pas du tout attachée.

Avant de me lancer dans ma lecture, j'ai vu beaucoup de chroniques se plaindre des écarts de l'auteur qui s'éloignait du cœur de l'histoire pour faire divaguer ses personnages sur une légende ou une réflexion théologique. Personnellement, ç'a été loin de me déranger, bien au contraire. Chaque information, bien que finalement peu importante pour l'histoire en elle-même, se révélait passionnante. C'est peut-être même ce que j'ai préféré dans l'histoire, et j'ai vraiment ressenti la passion de l'auteur. Bien sûr, si vous n'êtes pas déjà intéressé par le sujet, vous pourrez trouver ça un peu lourd, mais pour ma part, j'ai passé un très bon moment !

Je ne veux pas trop vous en révéler sur l'histoire, ayant peur de vous gâcher le plaisir de la découverte, je dirai donc le strict minimum : Morgane et son père Hugo viennent habiter en Allemagne pour quelques temps afin que ce dernier puisse étudier des textes présents uniquement dans la bibliothèque de la ville en question, bordée par la fameuse Forêt-Noire. Hugo écrit une thèse, laquelle porte sur Dionysos, dieu majeur de la mythologie grecque. Autant vous dire que j'ai été plus qu'intéressée par les études du personnage principal, ainsi que par les nombreuses informations que l'on découvre sur ce sujet au fur et à mesure que ses recherches avancent. Oui, j'imagine que cela pourrait être indigeste pour de non adeptes de tout ce qui touche à la mythologie, mais pour ma part j'ai été emportée autant par les faits que par les digressions et les comparaisons qui rythment les découvertes du personnage principal.

Mais je m'égare ! Morgane et son père viennent donc vivre en Allemagne, au cœur de la Forêt-Noire. Très vite, l'inexplicable et l'angoissant s'invitent dans leur quotidien, mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus à ce sujet... Si ce n'est que la sublime couverture de Magali Villeneuve résume bien l'ambiance glauque qui entoure les deux héros dès leur arrivée dans la Forêt. Si vous avez le cœur fragile ou que vous êtes une âme sensible, je vous conseille de lire ce roman en pleine lumière !

Malheureusement, les personnages n'ont pas su gagner ma sympathie. Hugo m'a mise mal à l'aise par sa façon de gérer son deuil et de voir sa fille, mais sa soif de connaissance a rééquilibré ce coté dérangeant qui m'a un peu perturbée pendant ma lecture. J'ai eu du mal avec certaines de ses réactions dès que le souvenir de sa femme était mentionné, principalement le fait qu'il lui parle et qu'il se prenne pour Orphée... Mais quand on voit l'esprit torturé qu'est Morgane, on comprend que les étranges manies de son père sont loin d'être aptes à la perturber.

Morgane donc, est une jeune fille de quinze ans d'une bizarrerie à toute épreuve. Artiste pluri-talentueuse, elle a une vision du monde bien à elle et n'hésite pas à mettre en scène de façon plus ou moins artistique les situations qui lui font peur pour les affronter physiquement. Oui, voilà, c'est étrange. Inquiétant, même. Pour tout vous dire, j'ai cru tout au long du roman (enfin, jusqu'à un certain point) que l'on était dans l'esprit malade de la jeune fille, touchée par un mal qui provoquait hallucinations et comportements psychotiques. De plus, elle m'est restée lointaine et froide, inaccessible. Je n'ai eu aucune affection pour elle. Ses dialogues avec son père sonnaient faux, là où les échanges entre deux passionnés de légendes étaient tout à fait crédibles. En bref, les deux personnages principaux ne m'ont pas convaincue, et n'ont pas réussi à me toucher.

Les personnages secondaires aussi sont restés flous et peu consistants à mes yeux. J'ai souvent trouvé les dialogues froids, si ce n'est, comme je l'ai dit, quand ils mettaient en scène deux connaisseurs qui échangeaient sur une légende ou une théorie mythologique. Là, j'étais passionnée, j'appréciais vraiment ma lecture. Mais dès que Morgane était présente, ça coinçait. Elle était too much, plus angoissante que la Forêt-Noire et ses mystères, avec ses œuvres d'art tordues et ses jeux à la fois enfantins et déments.

Malgré mon absence totale d'attache ou même de compréhension envers les personnages, la qualité du reste du récit m'a fait lire le livre en une seule journée. Je ne pouvais pas le lâcher, je n'avais qu'une envie, avoir les réponses à mes questions. Le Songe d'Adam s'amuse avec votre cerveau, le retourne dans tous les sens. Souvent, il vous racontera une histoire en distillant quelques informations intéressantes, partagera une anecdote, une idée... avant de hurler tout à coup pour vous faire sursauter.

La fin m'a énormément plu, faisant définitivement basculer la balance entre fantastique et réaliste, nous offrant beaucoup de réponses mais laissant tout de même planer le mystère sur plein de petites choses. N'hésitez pas à tenter le coup, c'est un roman différent et original et je lirais avec plaisir d'autres romans de l'auteur ! Parce que oui, Le Songe d'Adam est un one-shot, raison de plus de vous lancer !


lundi 30 juin 2014

Le Cylcle d'Alamänder, tome 3 : Le Xéol


Auteur : Alexis Flamand
Illustration de Alexandre Dainche !
352 pages
19,90€

Encore vous ? Décidément, vous cherchez les ennuis.
A bord du Locust, improbable vaisseau filant à travers le champ carnivore, Jon et ses compagnons sont engagés dans une course poursuite contre Vilo, le savant en bocaux. Sur leur route, les obstacles s’accumulent et risquent de changer à jamais la face d’Alamänder. En première ligne, les sinistres Xéols choisissent après toutes ces années de révéler leur vraie nature. Yamataëh, rival titanesque d’Anquidiath, décide lui aussi d’entrer dans la danse. Enfin, les Mehnzotains spéculent sur la fragilité du royaume et lancent leur puissance thaumaturgique à l’assaut de la capitale.
Le tome 3 d’Alamänder voit l’horizon s’assombrir. Les enjeux se précisent, les héros malmenés par l’ampleur des forces en présence tentent de tirer leur épingle du jeu dans un univers original mêlant intrigues, action et créatures étranges, sans oublier une bonne dose d’humour. Comme les précédents, le présent ouvrage peut être la cause de perturbations physiques et mentales. Ne venez pas vous plaindre ensuite.

Mon avis :

Note : le technicien de page ayant été délocalisé vers le tome 4 suite à une compression de budget, nous ne sommes pas en mesure de vous offrir le résumé annoncé. Veuillez donc vous reporter aux pages 1 à 300 des tomes précédents afin d'effectuer vous-même cette synthèse.

Le ton est donné, dès le début. Le Xéol nous dit clairement « Accrochez-vous, on va encore bien rire, mais pas trop quand même ! Il y a une histoire là dessous, et elle aussi elle envoie du lourd ! ». En gros... quelle claque ! Si je pensais que les deux tomes précédents étaient bons, qu'ils étaient pleins de rebondissements, qu'ils étaient drôles... Eh bien j'avais bien sûr raison, mais ce que je veux dire c'est que celui-ci est encore plus fort !

Je ne sais même pas par où commencer. Est-ce que je dois faire une critique qui risque de vous spoiler, ou je pars du principe que vous avez lu les deux précédents tomes comme je vous l'ai ordonné, enfin, suggéré fortement ? Bon, allez, vous pouvez lire cette critique sans crainte, ne vous inquiétez pas. Dans tous les cas, sachez que je peux officiellement dire que Le Cycle d'Alämander est une de mes sagas favorites. J'ai rarement autant ri à la lecture d'une série de romans, et le Xéol est tout aussi drôle que l'étaient les précédents tomes. Plusieurs fois j'ai éclaté de rire avant de me précipiter vers Matthieu pour lui lire, entre deux gloussements, le passage en question. Et il a ri avec moi, content de m'avoir fait ce beauuuu cadeau.

Tiens, super transition, un bout de ma dédicace : « Pour Allison de la part de son copain Matthieu, qui m'a demandé une ristourne en prétendant que c'était un copain de maternelle mais à moi on ne me la fait pas. » C'est juste exceptionnel, non ? Unique, drôle, génial... J'étais déjà fan avant même de me lancer.

Maintenant tenez vous bien, la critique sérieuse qui ne tourne pas autour du pot commence.

Il y a vraiment beaucoup à dire sur le Xéol. Le niveau est toujours aussi bon, le style de l'auteur plus qu'agréable, les personnages fidèles à eux-mêmes. Quoi que, ces derniers vous réservent quelques grooosses surprises ! Aussi, comme je le pensais (et l'espérais) Retzel fait un retour fracassant et il est au sommet de sa forme. Mais ses pitreries ne sont pas au goût de tout le monde et j'ai craint pour sa vie tout au long du roman... à tord ou à raison ? Qui sait ? Mouahaha ! Quant à Jonas, c'est un personnage toujours aussi attachant et agréable à suivre. Il se bat vraiment dans ce tome, et on le découvre un peu plus pour notre plus grand plaisir.

Aussi, ce troisième tome est un peu plus sombre que les autres et on a vraiment peur pour nos héros touuut le temps. Sans spoiler, le titre est assez révélateur de l'ennemi que l'on rencontre dans ce livre et autant vous dire qu'avec les Xéols, on ne plaisante pas. Si Jonas et ses acolytes ont bien soufferts dans les tomes précédents, ils flirtent carrément avec la mort tout au long de celui-ci.

Ce qui est vraiment appréciable, en plus de tout le reste, c'est que l'on ne s'attend jamais à ce qui arrive. Oui, tout reste assez loufoque et complètement incongru mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas une vraie logique et une histoire en béton derrière, et on sent que l'auteur sait très bien où il veut nous mener. Et si pour ça il prend des chemins détournés tous plus étranges les uns que les autres, c'est juste génial, on profite du voyage et on apprécie vraiment tout ce qu'on découvre en chemin.

Une fois encore, Alexis se permet de faire des choses absurdes et inédites (pour moi) comme un chapitre où conversent des dieux, parlant allégrement du roman que vous êtes en train de lire. Des chapitres disparaissent, d'autres s'incrustent sans avoir été invités. La faute aux portes interdimensionnelles, ça ! Vous pourrez même vous observer vous-même en train de lire... mais j'en ai déjà trop dit. Mais n'oubliez pas : Oui, c'est tordant, mais ce n'est jamais lourd. Tout est parfaitement dosé, l'humour s'imbrique dans le récit de façon parfaite. C'est exceptionnel, je suis admirative, je suis conquise et j'en redemande.

Bon, soyons clairs. Si vous lisez cette critique, j'ose espérer que vous avez lu au moins le premier tome et que vous n'avez donc plus besoin d'être convaincus. Mais sachez au cas où que chaque tome monte en puissance et que celui-ci m'a fait mourir de rire, frissonner d'angoisse et m'exclamer de surprise à plusieurs reprises. C'est de la fantasy, oui, mais juste parce que c'est ce qui s'en rapproche le plus. L'originalité de cette saga lui vaudrait un genre à elle toute seule. Et non seulement elle est extrêmement originale, mais l'histoire est passionnante, les personnages fouillés et plus qu'attachants, et la plume de l'auteur sert magnifiquement bien le tout.

Tout ce que je peux souhaiter, c'est d'avoir le quatrième tome entre les mains au plus vite. Et tout ce que je peux vous souhaiter, c'est de vous lancer et de découvrir cette saga. Préparez-vous, le voyage ne sera pas de tout repos mais vous en reviendrez plus que convaincus ! Et puis, Alexandre Dainche a encore fait un super boulot, comme d'hab' ! Oh, j'oubliais : encore un coup de cœur, bien sûr.

Et la private joke de fin : Bonjour, yé m'appelle Allison, tou as toué tou-sais-qui, prépare toi à mourir, Alexis !

jeudi 5 juin 2014

Le Cycle d'Alamänder, tome 2 : Le Mehnzotain

Auteur : Alexis Flamand
Illustration de Alexandre Dainche !
L'Homme sans Nom
320 pages
19,90€

Les ores, les elfes, les dragons, vous croyez que c 'est ça la fantasy ? Partez donc pour Alamänder ! Toujours vivant ? Vous n'êtes pourtant pas au bout de vos peines.

La révolte gronde dans la capitale, la menace d'ennemis terrifiants surgis du passé se fait plus précise. Après avoir triomphé de l'énigme de Pallas, Jonas n'aura pas trop de la venue de Rachelle, mercenaire aussi capricieuse que redoutable, pour mettre fin aux agissements de son terrible adversaire. De son côté, Ninfell voit son maître disparaître. Livré à lui-même, il va bientôt devoir affronter la plus cruelle épreuve de son existence.

Souhaitons qu'il en ressorte grandi pour la gloire de l'Ecole. Le deuxième tome d'Alamänder monte en puissance et en tension. Comme le premier ouvrage, celui-ci peut être à l'origine de désordres neurologiques irréversibles. Il est encore temps de reculer.

Mon avis :

Le second tome du Cycle d'Alamänder reprend là où le précédent nous avait laissé, et pour cause, ils ne formaient qu'un seul et même livre à la base. Le premier chapitre est d'ailleurs le chapitre 18, et le troisième tome commence par une page annonçant « Livre 2 ».

Si je précise tout ça c'est parce qu'il est impensable que vous ayez lu le premier tome sans avoir le second sous la main, ce serait comme avoir une moitié de livre ! De plus, la fin du premier tome, même si elle a été faite pour ne pas frustrer le lecteur, donne très envie d'enchaîner avec la suite. Ce fut mon cas et je me suis jetée sur cette deuxième partie à peine la dernière page tournée. Rappelez vous, j'avais adoré le premier tome, j'avais été complètement emportée par l'humour et l'originalité de l'histoire créée par Alexis Flamand. Je partais donc confiante et j'ai bien fait : Le Mehnzotain est tout aussi drôle et bien travaillé que l'était Le T'sank. Ainsi, après avoir terminé le deuxième tome (et commencé le troisième au moment où j'écris, d'ailleurs) je peux vous assurer que le coup de cœur est confirmé !

Dans le T'sank, on alternait entre les chapitres mettant en scène Maek et ceux sur Jonas. Ici, on se focalise sur l'histoire de Jon, avec quelques chapitres discrets sur Ninfell, premier apprenti de Maek, et sur l'école T'sank. On suit donc principalement le mage questeur qui a élucidé (en partie) le mystère du premier tome. Malheureusement pour lui, la partie non élucidée du mystère va lui causer quelques ennuis...

Toujours bien entouré de son ami Edrick et de la charmante Vance, Jon recevra aussi dans ce tome ci l'aide de Rachelle, magicienne et mercenaire, avec qui il a partagé ses années d'apprentissage. Si j'ai commencé par adorer la détester, j'ai fini par l'adorer tout court. C'est une jeune femme capricieuse et égocentrique, mais elle a aussi de nombreuses qualités... même si je pense à aucune d'entre elles, là, tout de suite. Retzel, quant à lui, est un peu en retrait mais je pense que c'est le calme avant la tempête et qu'il nous réserve de belles surprises pour le troisième tome !

Le Mehnzotain se lit très vite, il n'y a aucun temps morts et vous ne pourrez reprendre votre souffle qu'à la fin du roman. L'action est omniprésente, l'intrigue gagne en dynamisme et on craint pour la vie de nos héros du début à la fin. J'ai été incapable de poser le livre et je l'ai dévoré, sacrifiant sans regret quelques heures de sommeil.

À travers l'enquête menée par Jon, vous en apprendrez plus sur son travail et ses méthodes, même si la magie présente dans le roman est toujours très complexe, et vous n'aurez aucun mal à vous mettre dans la peau du pauvre Edrick qui ne suit pas toujours. Et grâce à Rachelle, on découvrira que la magie présente en Alamänder a de multiples facettes !

Quant aux chapitres dédiés aux T'sank, ils sont peu nombreux mais savoureux. J'aime beaucoup le personnage de Maek et l'école T'sank me passionne. On en apprendra enfin un peu plus sur ce qui lie Jon et Maek, mais ne comptez pas sur moi pour vous le dire ! En tout cas, ces quelques chapitres promettent un futur des plus intéressants et j'attends avec impatience de voir ce que Maek nous réserve pour les tomes suivants ! 

Une fois encore, j'ai été passionnée par le roman d'Alexis Flamand. Je vous conseille de vous précipiter sur sa saga, même si vous n'êtes pas un gros lecteur de fantasy. Son univers est tellement décalé et original, vous n'aurez qu'à vous laisser guider et je suis prête à parier que vous apprécierez le voyage. Pour ma part, j'ai adoré et je le répète : Le Cycle d'Alamänder est un gros, gros coup de cœur. Je suis tout autant conquise par le style de l'auteur que par l'originalité de son univers, mais aussi par ses personnages très bien travaillés, son intrigue passionnante et, bien sûr l'humour. J'ai encore une fois beaucoup ri à la lecture du Mehnzotain, entre deux révélations qui me laissaient le souffle coupé. Quant à la fin... Je ne vous en dirai rien ! Mais … ouahou ! 

La seule chose que vous pouvez craindre en vous lançant dans cette saga, ce sont les regards des gens dans le métro qui se demanderont pourquoi vous riez tout seul. Je vous conseille donc de tenter l'expérience, il y a très peu de chances que la magie n'opère pas. Je vous laisse, je retourne à mon troisième tome !

mardi 3 juin 2014

Rose Morte, tome 1 : La Floraison


Auteur : Céline Landressie
Illustration de Magali Villeneuve !
L'Homme sans Nom 
488 pages 
19,90€


France, fin du XVIème siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.
Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier.
Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d'Artus de Janlys.
Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle...

dimanche 18 mai 2014

Chesstomb


Auteur : John Ethan Py
Illustration de Alexandre Dainche !
Éditions de l'Homme sans Nom
390 pages
19,90€

1922. Howard Phillips Lovecraft écrit une de ses plus étranges nouvelles : Herbert West, réanimateur.

2001. Le meurtre atroce d’une famille plonge la ville de Chesstomb dans le deuil. Journaliste de renom, Shelby Williams vient y enquêter. Accumulant une somme de documents qui fera date dans l’histoire du journalisme d’investigation, il remonte peu à peu l’histoire de la ville. Jusqu’à cette fameuse année 1922 qui a vu la querelle de plusieurs médecins tourner au tragique. Le plus étrange : tout indique que le personnage de Lovecraft aurait son origine dans ce drame.

John Ethan Py accomplit la performance de mise en forme de ces documents presque oubliés, créant une œuvre vertigineuse, où le réel et l’imaginaire s’entremêlent avec une force insoupçonnée.

mardi 1 avril 2014

Le Cycle d'Alämander, tome 1 : le T'sank


Auteur : Alexis Flamand
Illustration de Alexandre Dainche !
L'Homme sans Nom
376 pages
19,90€



Dites adieu aux orques, aux elfes, aux dragons !
Aujourd’hui, vous partez pour Alamänder. Allez donc saluer Anquidiath, le demi-dieu enfoui sous la montagne, chatouiller les monstrueux poulpes de guerre, flâner parmi les épis du champ de blé carnivore ! Aurez-vous le cran de suivre Maek, jeune homme en quête d’une mythique école d’exécuteurs ? Serez-vous digne de devenir le disciple de Jonas, détective spécialisé dans les affaires criminelles magiques ?
Si c’est le cas, préparez-vous à découvrir un monde où se côtoient humour, intrigues policières et créatures improbables. Un monde original et farfelu d’où vous ne reviendrez peut-être pas indemne. On vous aura prévenu.

samedi 29 mars 2014

Les Kerns de l'Oubli, tome 1 : l'Exil


Auteur : Feldrik Rivat
Illustration de Alexandre Dainche !
L'Homme sans Nom
 424 pages
19,90€


Plan d'ensemble. Vue d'oiseau. De la brume se dissipe, lentement, laissant percer la masse sombre d'une île. Elle se dresse, souveraine, dans son trône de pierre.
Almenarc'h.
Un vent violent balaye la scène. Assombrissant le ciel. Troublant les eaux du lac. L'Imprenable, forte d'un règne millénaire, vacille, sous la menace d'un simple silence. …perron de roche, fière citadelle, toi dont le nom est porté comme une légende aux confins du monde, pourquoi trembles-tu ? Craindrais-tu les ambitions fragiles de quelques mortels ? Cataxak, l'étranger ? Ulnhor, le roi déchu ? Roch, le gardien au cœur rongé par la colère ? Non, plus encore que tout autre nom, Almenarc'h craint le dernier de ses fils. Erkan. Guerrier maudit. Honni. Banni. Eh bien tremble, belle endormie. Car la main aveugle qui guide ce malheureux, elle, n'ignore rien du secret de tes entrailles.