samedi 3 novembre 2018

Poussière fantôme


Auteur : Emmanuel Chastellière
Éditions Scrineo
352 pages – 14.90€

Une histoire de fantôme rocambolesque… à Montréal !

Être guide touristique spécialisé dans les mystères du Montréal hanté n’est pas facile tous les jours, malgré les pourboires et les touristes à berner. Mais ça l’est encore moins quand on peut réellement converser avec les fantômes, trop contents de trouver quelqu’un à qui parler !

Depuis qu’Archibald a fait la rencontre d’Elizabeth McKenzie, jeune scientifique décédée dans des circonstances étranges en 1917, sa vie a basculé. Déterminé à aider Elizabeth à lever le voile sur sa mort, Archie va devoir compter sur des amis parfois surprenants et apprendre à percer les secrets de la poussière fantôme, alors que les revenants, goules et autres spectres de la ville se montrent de plus en plus menaçants…
Et tout ça si possible sans trop se fatiguer !


Mon avis :

Pour Halloween, j'ai voulu reprendre un livre mis en pause il y a quelques mois, la saison me semblant propice à une nouvelle tentative. Et pour cause, le gros de l'intrigue se déroule aux alentours de la Toussaint. On y suit Archibald, jeune guide touristique des lieux hantés de Montréal qui peut secrètement voir et converser avec les fantômes. Il s'est lié d'amitié avec Elizabeth, une charmante scientifique décédée en 1917 alors qu'elle tentait de percer les mystères de l'au-delà. On ne va pas se mentir, si j’avais interrompu ma lecture, c’était bien parce que je n’étais pas trop emballée. Et j'en suis la première chagrinée : le pitch, l'ambiance, le héros et son métier, Elizabeth et les circonstances de sa mort... Cela avait de quoi donner envie. Au final, j’ai apprécié l’atmosphère mais l’intrigue n’a pas réussi à me happer.

L’auteur ne perd pas de temps en exposition. Dès le début du roman, tous les protagonistes se connaissent et s’entraident lorsque les fantômes commencent à se déchainer. Leur cible semble être la jeune (et morte) Elizabeth, à cause des travaux qu’elle effectuait cent ans plus tôt. Commence alors une course-poursuite qui dure presque tout le roman, à laquelle se greffent différents protagonistes. C’est là que j’ai décroché, complètement larguée par le rythme du récit. Les révélations s’enchainent, les évènements tant attendus sembles survolés, les allié∙e∙s d’Archibald interviennent en apportant chacun l’aide idéale au moment parfait… Je n’ai pas réussi à m’impliquer. Tous les personnages prennent beaucoup de place dans un roman court au rythme enlevé qui ne laisse pas vraiment le temps d’exploiter tout ce qu’ils ont à offrir. Et c’est vraiment dommage lorsqu’on voit à quel point certains personnages secondaires hauts en couleur sont bien construits, comme le revenant squatteur du café ou bien le chat fantomatique sarcastique.

Poussière fantôme est un roman plein de belles idées, mais trop court pour tout ce qu’il avait à offrir. Je vous encourage tout de même à lui laisser sa chance, ne serait-ce que pour prolonger la période d’Halloween en visitant les rues hantées de Montréal aux côtés de vrais revenants ! Peut-être serez-vous au contraire séduit∙e∙s par le rythme soutenu et les nombreux personnages aux cultures et aux dons variés !


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