vendredi 26 octobre 2018

Le Bâtard de Kosigan, tome 4 : Le Testament d'Involution


Auteur : Fabien Cerutti
Édition Mnémos
20€ - 437 pages

Et si l’origine du plus grand lac de la région de Cologne avait un rapport avec une prophétie réalisée en 1341 ? Et si cette même année, le chevalier de Kosigan avait réveillé des forces qui le dépassent ? Et si le destin de sa postérité se jouait cinq siècles plus tard dans la cave voûtée d’un bistrot parisien ? Et si les secrets révélés dans ce livre étaient dangereux ? Et qu’en les découvrant, vous deveniez complice…

Quatrième tome de la série à succès de fantasy historique, Le Bâtard de Kosigan, le Testament d’involution conclu ce premier cycle avec un final époustouflant. Fabien Cerutti enchaîne révélation sur révélation au sein d’une action trépidante de bout en bout pour nous dévoiler l’un des secrets les mieux gardés de l’histoire et peut-être l’un des plus renversants…


Mon avis :

Je l’ai attendu, je l’ai savouré, je l’ai fait durer mais j’ai finalement terminé Le Testament d’Involution, quatrième et dernier tome du premier cycle des aventures du Bâtard de Kosigan. Après la fin en double cliffhanger du précédent opus, c’est avec inquiétude que j’ai continué à suivre les aventures de Pierre Cordwain de Kosigan en 1341 et de son descendant Kergaël en 1900. Inutile de dire que Fabien Cerutti ne laisse à personne le temps de se reposer, surtout que ce tome-ci semble bien plus porté sur l’action que le précédent, qui avait pris le temps de présenter les protagonistes et d’offrir quelques réponses.

Étonnamment, Kosigan semble être bien souvent pris au dépourvu, lui qui nous avait habitué à toujours anticiper les coups de ses adversaires. Notre héros se retrouve plus d’une fois pris entre deux feux, à devoir improviser mensonges sur mensonges pour convaincre l’un ou l’autre de ses employeurs de sa fidélité. Il est un peu surprenant de retrouver le mercenaire dans une telle posture, mais il récolte les fruits du jeu dangereux auquel il joue, en vendant ses services à des partis ennemis. Ainsi, le Bâtard s’est engagé auprès de l’Herzog Von Hohenstaufen qui cherche, entre autres, à contrer l’Inquisition, mais aussi auprès du Cardial de Las Casas, grand Inquisiteur qui souhaite annihiler le cénacle des sorcières du Mondkreises… mais aussi auprès de ces mêmes sorcières. Tout en aidant tout à la fois Las Casas et les tisseuses à réaliser une prophétie qui permettrait à celui qui l’accomplirait de se voir doter de dons incroyables. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Eh bien, tout. Mais malgré une fin somme toute honnête, je crois bien qu’il faudra attendre le prochain cycle pour en savoir davantage !

Quelques siècles plus tard, Kergaël est, comme vous vous en doutez si vous avez lu le tome précédent, quelque peu en retrait et laisse le devant de la scène à ses amis et alliés. Et c’est un délice de découvrir, chapitre après chapitre, des fissures apparaitre sur les murs qui séparaient les aventures des héros de chacun des siècles. Le jeu du mystère instauré par l’auteur au tout début du cycle touche à sa fin et la question se pose encore et encore : où sont passés la magie et les créatures fantastiques ? Pourquoi ont-elles disparu de nos livres d’Histoire ? Les réponses apportées par le tome précédent seront ici complétées avec subtilité et intelligence, et ce jusqu’à la toute fin du roman. Et quelle fin superbe ! C’est un très bel hommage au genre de l’imaginaire qui ne pourra que ravir les lecteurs et les lectrices de fantasy. Fabien Cerutti joue le jeu jusqu’au bout et nous invite cette fois à jouer avec lui, nous offrant l’une des fins de cycle les plus jolies et satisfaisantes que j’aie pu lire. Mais est-ce bien surprenant, venant d’une telle saga ? N’hésitez plus à vous lancer ou à continuer de découvrir les aventures du Bâtard de Kosigan, je vous promets un voyage épique et passionnant qui vous laissera tout à la fois triste de le quitter, mais très certainement conquis∙e !

2 commentaires:

  1. J'ai le premier tome du Batard de Kosigan dans ma PAL depuis genre une éternité. J'ai honte. Mais j'ai peur en fait. Le côté vieille France m'intimide. Enfin je me comprends...

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    1. Oh n'aie pas peur ! C'est un monstrueux travail d'historien, mais tellement accessible ! Et c'est très moderne dans le traitement des personnages. En tout cas, si tu lui laisses sa chance, viens me le dire ! :)

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