mardi 23 février 2016

Dévoreur (Le sentier des astres #0)


Stefan Platteau
Les Moutons Électriques
Collection La Bibliothèque Voltaïque
135 pages - 19€

Sommes-nous les jouets des astres ? Qu’est-ce que ces choses lointaines éveillent en nous, qui nous anime et nous pousse à agir d’une façon qui nous étonne nous-mêmes ? Au-dessus de la demeure de Vidal, l’éleveur d’ânes, une planète brille trop fort ; le comportement de cet homme paisible s’en ressent. Son amie Aube assiste, impuissante, à sa transformation. Parviendra-t-elle à l’arracher à cette influence néfaste, ou faudra-t-il attendre l’aide de Peyr Romo, le magicien des Monts de Soufre ? Dans la vallée de Pélagis, de vieux instincts s’éveillent, prêts à dévorer toute humanité dans le cœur des êtres…





Mon avis :

Coup. De. Cœur. Ce court roman est juste une immense claque dans ma tronche. L'histoire est géniale, la plume est magnifique, les personnages sont crédibles et attachants... C'est un sans-faute. Alors que Bouchon et moi-même avions planifié cette LC depuis décembre dernier, nous n'avons guère pu en profiter. Aussitôt commencé, aussitôt... dévoré, pour l'une comme pour l'autre. Je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement, avec une telle pépite. Je découvre donc Stefan Platteau avec Dévoreur. Je m'en veux, Manesh m'attend depuis des lustres, et lui qui me tentait déjà terriblement est maintenant à coup sûr ma prochaine lecture.

L'histoire est captivante dès les premières lignes. Aube Romo dit au revoir à son mari, qui part comme à son habitude pour quelques temps loin de la maison, la laissant seule avec leurs deux enfants. Mais Aube peut compter sur la compagnie de son voisin et ami, Vidal, l'éleveur d'ânes. Oui, sauf que Vidal commence à avoir un comportement des plus étranges, et son état ne va qu'en s'aggravant. Mère de famille, Aube s'inquiète terriblement pour les deux filles de Vidal, qu'elle ne voit plus depuis que l'homme a commencé à changer. En attendant désespérément le retour de son mari, Aube décide d'intervenir. Mais elle est seule face au pouvoir du Dévoreur, cet astre à l'influence néfaste qui a tant changé son ami...

Bien. C'est là que ça se corse. J'aimerais juste vous hurler de foncer lire cette nouvelle en vous secouant très fort jusqu'à ce que ça rentre, parce qu'il FAUT la lire. Stefan Platteau a un talent de conteur rare, qui vous emporte dès les premières lignes et qui ne vous lâche plus jusqu'à la toute fin. J'ai a-do-ré son style, sa façon de raconter son histoire... Et quelle histoire ! Je ne vous en dirais pas plus sur celle-ci, mais elle vaut le détour. Dévoreur est une sorte de conte, qui vous rappellera irrémédiablement les histoires de votre enfance, ou du moins, celles qui vous faisaient frissonner sous la couette en observant les ombres de votre chambre.

Ne vous laissez pas abuser par son format court et sa petite taille, Dévoreur vous demandera toute votre concentration, il vous emportera dans cette courte histoire puissante et passionnante sans vous laisser l'occasion de respirer. Stefan Platteau a frappé fort avec cette histoire, et j'ai bien du mal à quitter la vallée de Pelagis. Je le dis et l'affirme, même en ayant lu un seul court livre du monsieur : c'est un auteur à suivre, et pas qu'un peu.

Dévoreur est mon premier coup de cœur de l'année, et je pense qu'il restera en tête au moins aussi longtemps que Manesh restera dans ma pile à lire. J'ai été conquise par le style de Stefan Platteau, aussi beau que captivant, qui donne à chaque mot énormément de force, qui donne au récit une harmonie et une fluidité parfaite. J'ai été emportée par cette courte histoire que je n'aurais pas réussi à lâcher jusqu'à la toute dernière phrase, tant j'ai été captivée par ce récit à la fois beau et terrible. Vous n'en ressortirez pas indifférent. Si vous avec déjà lu Manesh, Dévoreur est un agréable moyen de patienter en attendant la suite. Et si vous ne l'avez pas lu, piégez-vous comme je l'ai fait. Je vous laisse, j'ai un gros pavé orange à déguster...


3 commentaires:

  1. J'adore les pièges qui ressemblent à ça!!!!

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    1. Bah entre ton article et celui de Bouchon ... aux Imaginales il sera mien ! ;)

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