mardi 15 décembre 2015

La Voix de l'Empereur, tome 1 : Le Corbeau & la Torche



Auteur : Nabil Ouali
Mnémos
268 pages
21€


Voici l’histoire de quatre destins réunis au cœur d’un empire mourant. L’enfant du village gelé, le paladin hanté par un sombre secret, le prêtre émérite d’un ordre qu’il méprise, et le fils de l’empereur.

Dans les rues des cités fourmillantes ou les profondes forêts, chacun accomplit un voyage sur les routes de l’empire mais aussi dans les méandres de son être : quelles sont les ficelles que tire le clergé dans les coulisses ? Qui a tenté de tuer l’empereur et d’éteindre à jamais sa voix ? Sur le sentier escarpé qui mène au pouvoir, le chemin est infiniment plus important que le sommet.




Mon avis :

Le premier tome de la Voix de l'Empereur de Nabil Ouali traînait dans ma bibliothèque depuis les dernières Imaginales, et il attendait donc patiemment son heure. En ce mois de décembre, Dup et Phooka ont lancé le Mois de... Nabil Ouali sur leur blog et j'ai craqué pour le second tome, me jetant sur le premier pour l'occasion. Dire que je l'ai dévoré serait un euphémisme, et j'ai bien du mal à écrire cette chronique sachant que je me suis jetée sur le second très vite après l'avoir terminé.

Car La Voix de l'Empereur est un excellent premier tome, qui a réussi à me convaincre en moins de 300 pages. J'ai beaucoup apprécié la plume de l'auteur, sa façon de conter son histoire, son univers et ses idées. Et je ne vous parle même pas des personnages, qui sont clairement le point fort du récit. Dès le début, Nabil Ouali nous présente, de manière quelque peu prophétique, les personnages autour desquels va graviter l'histoire. Les trois garçons sont tous extrêmement différents, et l'on imagine difficilement leurs destins se télescoper à la lecture du prologue. Et pourtant ! Frimas, Ravel et Glawol (cliquez ici pourdécouvrir le pourquoi de ces noms) sont tous plus ou moins liés à un quatrième personnage : le prince Elin, futur empereur. J'ai aussi beaucoup aimé ce personnage, même si j'ai tout de suite bien plus accroché au caractère froid et distant de Frimas, en faisant mon chouchou indétrônable.

L'histoire est... difficile à définir. Elin est le fils de l'Empereur de six royaumes formant donc un Empire un peu bancal, dans lequel chaque royaume se différencie bien des autres grâce à la spécialité qui est la sienne, que ce soit la guerre, la science ou l'art, par exemple. Mais c'est surtout du côté de la religion, que ça complote sévère. Car le père d'Elin est mourant, et ça commence à bouger autour du jeune homme... Heureusement qu'il peut compter sur son Hérault, et sur son nouvel ami. Et je ne vous dirai pas qui est qui, non mais, z'avez qu'à lire le bouquin !

Nos chers héros ont tous des particularités, que cela soient des secrets bien enfouis ou des dons fort sympathiques. Disons juste que Frimas ne porte pas son surnom pour rien et que le froid n'a aucun secret pour lui, que Ravel cache bien son jeu, que Glawol m'a vraiment fait plaisir du début à la fin et qu'Elin... Je ne sais même pas par où commencer. Les autres personnages ne sont pas en reste et j'ai vraiment beaucoup apprécié le personnage de Gweleth (boum double combo secrets/dons spéciaux trop cools) ainsi que d'autres plus en retrait mais pourtant tout aussi intéressants, comme Ma'Zhir (Oh, allez je ne vous dis rien de celui-là, il est énorme aussi) que j'attendais vraiment au tournant dans le second tome.

Et bien sûr, le tout est superbement servi par une plume très efficace, belle, tout juste ce qu'il faut pour ne pas être pompeuse. C'est rafraîchissant de lire un roman si bien écrit, surtout lorsqu'il est le premier d'un auteur aussi jeune. Et franchement, le roman n'est pas exempt de défauts, mais au bout d'un moment, quand l'écriture est aussi jolie, quand l'histoire est passionnante, pourquoi chercher la petite bête ? J'ai passé un excellent moment et je recommande cette saga à tout lecteur de fantasy. Et de la suite, dont la chronique arrivera très vite.

Enfin, ai-je besoin de parler de l'objet-livre ? Avez-vous vu la beauté de la reliure ? Le signet en tissu ? Les lettres dorées ? L'impression intérieure non pas noire, mais brune ? On ne se fout pas de nous, chez Mnémos, et je suis déjà ravie d'avoir ce magnifique roman dans ma bibliothèque rien que grâce à son look. Mais comme j'ai aussi été conquise par le contenu, je m'estime carrément chanceuse ! 
 






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