lundi 30 juin 2014

Le Cylcle d'Alamänder, tome 3 : Le Xéol


Auteur : Alexis Flamand
Illustration de Alexandre Dainche !
352 pages
19,90€

Encore vous ? Décidément, vous cherchez les ennuis.
A bord du Locust, improbable vaisseau filant à travers le champ carnivore, Jon et ses compagnons sont engagés dans une course poursuite contre Vilo, le savant en bocaux. Sur leur route, les obstacles s’accumulent et risquent de changer à jamais la face d’Alamänder. En première ligne, les sinistres Xéols choisissent après toutes ces années de révéler leur vraie nature. Yamataëh, rival titanesque d’Anquidiath, décide lui aussi d’entrer dans la danse. Enfin, les Mehnzotains spéculent sur la fragilité du royaume et lancent leur puissance thaumaturgique à l’assaut de la capitale.
Le tome 3 d’Alamänder voit l’horizon s’assombrir. Les enjeux se précisent, les héros malmenés par l’ampleur des forces en présence tentent de tirer leur épingle du jeu dans un univers original mêlant intrigues, action et créatures étranges, sans oublier une bonne dose d’humour. Comme les précédents, le présent ouvrage peut être la cause de perturbations physiques et mentales. Ne venez pas vous plaindre ensuite.

Mon avis :

Note : le technicien de page ayant été délocalisé vers le tome 4 suite à une compression de budget, nous ne sommes pas en mesure de vous offrir le résumé annoncé. Veuillez donc vous reporter aux pages 1 à 300 des tomes précédents afin d'effectuer vous-même cette synthèse.

Le ton est donné, dès le début. Le Xéol nous dit clairement « Accrochez-vous, on va encore bien rire, mais pas trop quand même ! Il y a une histoire là dessous, et elle aussi elle envoie du lourd ! ». En gros... quelle claque ! Si je pensais que les deux tomes précédents étaient bons, qu'ils étaient pleins de rebondissements, qu'ils étaient drôles... Eh bien j'avais bien sûr raison, mais ce que je veux dire c'est que celui-ci est encore plus fort !

Je ne sais même pas par où commencer. Est-ce que je dois faire une critique qui risque de vous spoiler, ou je pars du principe que vous avez lu les deux précédents tomes comme je vous l'ai ordonné, enfin, suggéré fortement ? Bon, allez, vous pouvez lire cette critique sans crainte, ne vous inquiétez pas. Dans tous les cas, sachez que je peux officiellement dire que Le Cycle d'Alämander est une de mes sagas favorites. J'ai rarement autant ri à la lecture d'une série de romans, et le Xéol est tout aussi drôle que l'étaient les précédents tomes. Plusieurs fois j'ai éclaté de rire avant de me précipiter vers Matthieu pour lui lire, entre deux gloussements, le passage en question. Et il a ri avec moi, content de m'avoir fait ce beauuuu cadeau.

Tiens, super transition, un bout de ma dédicace : « Pour Allison de la part de son copain Matthieu, qui m'a demandé une ristourne en prétendant que c'était un copain de maternelle mais à moi on ne me la fait pas. » C'est juste exceptionnel, non ? Unique, drôle, génial... J'étais déjà fan avant même de me lancer.

Maintenant tenez vous bien, la critique sérieuse qui ne tourne pas autour du pot commence.

Il y a vraiment beaucoup à dire sur le Xéol. Le niveau est toujours aussi bon, le style de l'auteur plus qu'agréable, les personnages fidèles à eux-mêmes. Quoi que, ces derniers vous réservent quelques grooosses surprises ! Aussi, comme je le pensais (et l'espérais) Retzel fait un retour fracassant et il est au sommet de sa forme. Mais ses pitreries ne sont pas au goût de tout le monde et j'ai craint pour sa vie tout au long du roman... à tord ou à raison ? Qui sait ? Mouahaha ! Quant à Jonas, c'est un personnage toujours aussi attachant et agréable à suivre. Il se bat vraiment dans ce tome, et on le découvre un peu plus pour notre plus grand plaisir.

Aussi, ce troisième tome est un peu plus sombre que les autres et on a vraiment peur pour nos héros touuut le temps. Sans spoiler, le titre est assez révélateur de l'ennemi que l'on rencontre dans ce livre et autant vous dire qu'avec les Xéols, on ne plaisante pas. Si Jonas et ses acolytes ont bien soufferts dans les tomes précédents, ils flirtent carrément avec la mort tout au long de celui-ci.

Ce qui est vraiment appréciable, en plus de tout le reste, c'est que l'on ne s'attend jamais à ce qui arrive. Oui, tout reste assez loufoque et complètement incongru mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas une vraie logique et une histoire en béton derrière, et on sent que l'auteur sait très bien où il veut nous mener. Et si pour ça il prend des chemins détournés tous plus étranges les uns que les autres, c'est juste génial, on profite du voyage et on apprécie vraiment tout ce qu'on découvre en chemin.

Une fois encore, Alexis se permet de faire des choses absurdes et inédites (pour moi) comme un chapitre où conversent des dieux, parlant allégrement du roman que vous êtes en train de lire. Des chapitres disparaissent, d'autres s'incrustent sans avoir été invités. La faute aux portes interdimensionnelles, ça ! Vous pourrez même vous observer vous-même en train de lire... mais j'en ai déjà trop dit. Mais n'oubliez pas : Oui, c'est tordant, mais ce n'est jamais lourd. Tout est parfaitement dosé, l'humour s'imbrique dans le récit de façon parfaite. C'est exceptionnel, je suis admirative, je suis conquise et j'en redemande.

Bon, soyons clairs. Si vous lisez cette critique, j'ose espérer que vous avez lu au moins le premier tome et que vous n'avez donc plus besoin d'être convaincus. Mais sachez au cas où que chaque tome monte en puissance et que celui-ci m'a fait mourir de rire, frissonner d'angoisse et m'exclamer de surprise à plusieurs reprises. C'est de la fantasy, oui, mais juste parce que c'est ce qui s'en rapproche le plus. L'originalité de cette saga lui vaudrait un genre à elle toute seule. Et non seulement elle est extrêmement originale, mais l'histoire est passionnante, les personnages fouillés et plus qu'attachants, et la plume de l'auteur sert magnifiquement bien le tout.

Tout ce que je peux souhaiter, c'est d'avoir le quatrième tome entre les mains au plus vite. Et tout ce que je peux vous souhaiter, c'est de vous lancer et de découvrir cette saga. Préparez-vous, le voyage ne sera pas de tout repos mais vous en reviendrez plus que convaincus ! Et puis, Alexandre Dainche a encore fait un super boulot, comme d'hab' ! Oh, j'oubliais : encore un coup de cœur, bien sûr.

Et la private joke de fin : Bonjour, yé m'appelle Allison, tou as toué tou-sais-qui, prépare toi à mourir, Alexis !

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